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J'étais ce qu'on appelle un prince du désert. Fils d'un roi, avec mes hommes, à la guerre je partais. Un enfant européen, avec un père adoptif arabe. J'ai grandis dans cet univers mythique, dans ce monde presque féerique pour un homme occidental. Islamique est la foi dans laquelle on m'a élevée, alors que chrétien, en France, je suis né.
Je partais à la tête de mes hommes, seigneur de la guerre que j'étais, grisé par les honneurs militaires, par ma gloire sur les champs de bataille. Mes hommes me vénérant comme un Dieu vivant, j'en devenais terrifié, par l'image démesurée de moi-même que l'on me donnait. Alors, à ces moments, je voulais être une personne "normale", pas un dieu vivant qui allait figurer dans un dictionnaire. Puis, quand j'entendais mes hommes scander mon nom, je me laissais transporter, je laissais remonter et exploser en moi cette pulsion guerrière, conquérante, dominatrice. Résister à la folie des grandeurs, à cette partie de moi-même qui finit par faire peur par ............. |